AIBD. L'aéroport ne sera opérationnel qu'en 2016

Commencé en 2005, prévu pour 2010, l'aéroport international Blaise Diagne avance. Cependant, au vu de délais incompressibles, il ne pourra être pleinement opérationnel qu'au début 2014... si rien ne vient retarder sa réalisation.
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Le complexe aéroportuaire sera doté de deux pistes de 4 000 m de longueur. Photo © D.R.

Le complexe aéroportuaire sera doté de deux pistes de 4 000 m de longueur.Si la livraison du nouvel aéroport international et de la première autoroute est retardée, les travaux de ces chantiers prioritaires progressent. Le président Abdoulaye Wade veut graver dans la pierre l’empreinte de son passage aux affaires. Ce rêve – qu’il partage avec nombre de ses homologues – se lit dans les grands travaux qu’il a projetés et qui sont, pour les plus importants, en cours d’exécution.

La construction d’un nouvel aéroport, à Diass, à 45 km à l’est de Dakar, est l’un des plus grands défis de son second mandat. Complexe moderne à l’architecture futuriste, l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), qui porte le nom du premier député africain à l’Assemblée nationale française, a une emprise de 2 600 hectares ; une immensité, comparée aux 800 ha de l’aéroport international Léopold-Sédar-Senghor (AILSS), l’infrastructure historique du pays, dont l’activité doit cesser une fois l’AIBD achevé.

Décalage horaire

L’AIBD est conçu pour ne souffrir aucune comparaison en Afrique subsaharienne. Il répondra aux standards européens et américains, sera doté de deux pistes de 4 000 m sur 45 m, qui pourront accueillir les gros-porteurs d’aujourd’hui comme ceux de la génération à venir, et abritera toutes les fonctions connexes (services commerciaux, maintenance des appareils, stockage et conservation de produits frais, etc.).

D’une capacité annuelle initiale de 3 millions de passagers et de 80 000 mouvements d’aéronefs, extensible par modules, le nouveau complexe devrait, selon les estimations, absorber un trafic de 54 000 tonnes de fret en 2020. Comparativement, en 2010, l’AILSS a enregistré un trafic d’un peu plus de 1,7 million de passagers, 24 000 t de fret et 44 000 mouvements d’appareils. L’ouvrage, d’un coût global de 350 millions d’euros, a pour concepteur et constructeur Saudi Bin Ladin Group, pour gestionnaire l’entreprise allemande Fraport AG (qui gère notamment les aéroports de Francfort, du Caire, de New Delhi et de Lima) ; la banque française BNP Paribas et la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE) conduisent la coordination bancaire finançant le projet. Le tout, bien entendu, sous l’égide de l’Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement et des grands travaux (Apix).

Pour autofinancer partiellement le projet, l’État a créé une nouvelle taxe, la redevance de développement des infra­structures aéroportuaires (RDIA), qu’il perçoit depuis le 1er avril 2005.

Le calendrier

Si le financement est officiellement bouclé, et alors que la livraison de l’aéroport était prévue pour la fin de 2011, il ne sera pas opérationnel avant l’échéance présidentielle de février 2012. Et le volontarisme du chef de l’État ne pourra rien y changer. En effet, selon un cadre expatrié du groupement Studi International-Sofreavia-Saci, sélectionné pour assurer la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage, « l’aéroport ne peut, au mieux, ouvrir ses portes que début 2014. D’ici l’année prochaine, il n’est possible que de terminer le mur de protection (un ouvrage sensible et délicat à ériger), et ce à condition que le chantier fonctionne en continu. Les travaux sur la tour de contrôle et les pistes ne peuvent être achevés avant 2013. Ensuite seulement, conformément aux normes de sécurité qui régissent la navigation aérienne, l’ouvrage accueillera des vols tests pendant un an avant de pouvoir être homologué ».

L'achèvement de l'autoroute

Le nouvel aéroport semble donc parti pour entrer en service dans trois ans. Au moment même où devraient s’achever les travaux de l’autoroute qui y mènera.

Présentée comme l’un des plus importants « grands projets du chef de l’État », l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio est une vieille idée – des études d’exécution détaillées avaient déjà été élaborées en 1978. Aujourd’hui, alors qu’entrer et sortir de la capitale est devenu un véritable chemin de croix, il était temps d’exhumer une bonne fois pour toutes le projet des cartons.

L’objectif est triple. Il s’agit d’assurer un déplacement rapide des personnes et des marchandises vers et depuis Dakar en améliorant la mobilité dans l’agglomération, mais aussi de connecter le centre-ville, le futur aéroport de Diass et la future Cité des affaires (prévue sur le site de l’aéroport actuel). Enfin, l’autoroute aura pour effet de stimuler la mise en œuvre d’une politique de développement urbain à l’extérieur des zones saturées de la presqu’île du cap Vert, dont elle va devenir la colonne vertébrale.

Sur la bonne voie

Les travaux de cette route de deux fois trois voies, d’une longueur de 34 km – dotée de viaducs, ponts et échangeurs –, ont déjà bien avancé. Le premier tronçon (Malick Sy-Pikine, long de 12 km) est ouvert à la circulation depuis août 2009. Celui restant (Pikine-Diamniadio, 22 km) va être achevé en deux phases (Diamniadio-Keur Massar puis Keur Massar-Pikine) d’ici fin 2013 – au lieu de 2012.

Le coût

Le coût global, estimé à 380,2 milliards de F CFA (580 millions d’euros), est entièrement mobilisé. L’essentiel du financement (319,2 milliards de F CFA) est fourni par l’État sénégalais et ses partenaires (Banque mondiale, Agence française de développement, Banque africaine de développement…). Le groupe français Eiffage, constructeur et concessionnaire du projet, a apporté quant à lui 61 milliards de F CFA – dont 40 milliards prêtés, entre autres, par la Société financière internationale, la Banque ouest-africaine de développement et la CBAO. En vertu de la concession BOT (build, operate and transfer) passée avec l’État, il assurera l’exploitation de l’ouvrage pendant trente ans.

Un projet qui aura des suites

Si la livraison de l’aéroport et de l’autoroute est quelque peu retardée, leurs chantiers sont bien avancés. Ce qui n’est pas le cas d’autres grands travaux, comme le chemin de fer à écartement standard, censé désenclaver le pays et faciliter les exportations vers les marchés de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui reste à l’état de projet. Ou la Cité des affaires, qui attend l’ouverture de l’aéroport de Diass pour que sa construction sur le site de l’aéroport Léopold-Sédar-Senghor redevienne d’actualité – ou pas.

Ndiass AIBD. Ouverture repoussée à 2016

Si les travaux ont bien avancé dans la construction du futur aéroport Blaise Diagne situé à 47 km de Dakar, les autorités encore moins le concessionnaire de l'infrastructure ne sont pas en mesure de donner la date de sa livraison repoussée à plusieurs reprises.

 

Pas pour demain, l’atterrissage
TRAVAUX DE L’AIBD EXECUTES A PLUS DE 65%

 

Source : Sudonline  31 décembre 2012

On se souvient que le candidat Wade, à la stupeur générale, avait fait un forcing pour se poser sur l'une des pistes du futur aéroport de Diass. Au même moment, son hyper ministre de  fils avait même déplacé la presse sur les lieux pour déclarer que « L'aéroport international Blaise Diagne sera réceptionné en 2012. » Aujourd'hui, alors que l'année 2012 a tiré le rideau, même le représentant de la Saudi Bin Laden, entreprise en charge de la réalisation de l'infrastructure, n'est pas en mesure d'avancer la date de livraison de l'ouvrage, selon Aps (Agence de presse sénégalaise) qui rapporte l'information.

La première pierre de l'infrastructure a été posée le 4 avril 2007. Le coût de la construction est estimé à 235 milliards de francs CFA et l'AIBD est prévu pour avoir une capacité de 3 millions de passagers par an.
Certes le niveau d'exécution des travaux de construction de l'Aéroport international Blaise Diagne de Diass situé à 47 Km de Dakar serait estimé entre 65 et 70% et Rede Jabari, le représentant du concessionnaire Saudi Bin Laden, cité par Aps, assure que « Les grands travaux sont terminés, il ne reste que des travaux de finition. »
De plus, il assure que « Les équipements de construction pour les travaux de finition sont commandés et arrivés au fur et mesure.»

Toutes choses qui devraient pourtant lui permettre de pouvoir avancer la date de livraison d'autant plus si les bâtiments devant abriter le terminal à passagers, le pavillon présidentiel, la piste d'atterrissage, le terminal à fret ainsi que le village de recasement ont pu être visités par la presse, selon Aps, au cours de la visite organisée par les autorités sur les lieux, le week-end dernier. Mais pour Rede Jabari, « cela est du ressort des autorités sénégalaises. »
 
Casquer, encore casquer, toujours casquer
 
Les spécialistes pour leur part, ont souvent émis de sérieux doutes sur les annonces souvent faites quant à la date de livraison. Lorsque Karim Wade annonçait la date de livraison de l'aéroport pour 2012, Imam Mbaye Niang, technicien des transports aériens, avait bel et bien trouvé cela « irréaliste » eu égard au délai « trop court » selon lui. A l'instar d'un autre expert, il avait parlé d'un minimum de 2 voire 3 ans avant que les appareils ne puissent décoller et atterrir sur les pistes de l'aéroport Blaise Diagne.

L'expert expliquait que même après réalisation des travaux, il y a une phase tests qui ne saurait durer moins d'un an avant que ne débute une autre phase de certification par les organismes internationaux du régissent les transports aériens. Le même expert concluait pour dire que compte tenu de tout qu'il reste à faire et des délais pour le faire, « il ne faut pas attendre le premier vol commercial avant 2016. »

Cela, selon lui, constitue le « terme normal » pour un établissement qui a commencé officiellement à être construit en avril 2007 étant que tous les pays, y compris les plus développés, mettent en moyenne dix ans pour bâtir un aéroport.
En attendant, la construction et les atermoiements qui ont rythmé les travaux de l'Aibd auront beaucoup coûté au contribuable sénégalais ainsi qu'à tous les passagers empruntant l'aéroport de Dakar et qui,  continuent d'alimenter la  Redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires (Rdia), créé le 28 février 2005 par décret, pour financer « exclusivement » la conception, la construction, la maintenance et le développement du nouvel aéroport. Autrement dit, lesdits contribuables vont devoir casquer pendant toute la période de remboursement des financements prévue pour cette infrastructure.

Depuis le 1er janvier 2011, le montant de la RDIA à l'international initialement de 30 € (19650 FCfa), puis 45 € est passé à 54 € (35370 FCfa) soi une augmentation 9 € (5895 FCfa) à la suite de l'entrée en vigueur du décret n° 2008-1345 du 21 novembre 2008.

Au grand dame des autorités de l'Aibd à l'époque qui ont tenté de faire passer la pilule en soutenant que « l'augmentation de 9 € n'impacte pas le prix du billet d'avion car elle résulte du transfert d'une partie de la redevance passager, facturée par l'Agence des Aéroports du Sénégal (ADS) et ayant servi à financer les investissements indispensables de mise à niveau de l'aéroport actuel ».

Les travaux de l'AIBD opérationnel mi-2015

Avec les essais, l'homologation, et... les retards habituels, je confirme que l'aéroport de Ndiass ne sera pleinement opérationnel qu'au début de 2016, comme indiqué par un expert dans le commentaire précédent. On prend les paris ?

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Macky Sall annonce la fin des travaux de l’aéroport de Diass « au plus tard en novembre 2014 »

Selon le président de la République, les différentes parties concernées par la construction de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) ont pris l’engagement d’en terminer les travaux « au plus tard en novembre 2014″

‘’Toutes les parties se sont (…) engagées pour une fin des travaux au plus tard en novembre 2014 avec un début d’exploitation prévu avant mi-2015 car un délai est requis pour faire des tests, obtenir les certifications, etc.’’, a-t-il déclaré, dans une interview parue dans le dernier numéro de Intelligence magazine (juin-juillet).

‘’C’est un chantier que nous avons trouvé sur place et qui suit son cours, avec des contraintes particulières dans le mécanisme de financement que nous sommes en train de prendre en charge et que nous comptons résoudre au mieux, au nom de la continuité de l’Etat’’, a-t-il dit.

Macky Sall a rappelé avoir ainsi présidé deux réunions de pilotage destinées à ‘’trouver des solutions auxquelles faisait face cet important projet’’. ‘’Des décisions importantes ont été alors prises au niveau du management, de la gouvernance, de l’engagement renouvelé de l’Etat, de la sécurisation de la redevance de développement des infrastructures aéroportuaires sur laquelle est basé le financement, etc.’’, a-t-il signalé.

Selon le chef de l’Etat sénégalais, ces décisions prises à l’issue de cette réunion de pilotage ont ‘’permis d’améliorer la relation avec les bailleurs et l’entreprise générale qui exécute le projet’’.

De niveau IATA/B, le nouvel aéroport, en construction à Diass, à la sortie de Dakar, devrait avoir une superficie totale de 4.000 ha pour une capacité d’accueil de 3 millions de passagers par an, avec une possibilité d’extension de 10 millions annuellement, selon les responsables chargés de la conduite des travaux.

Avec une piste d’envol longue de 3,5 km contre 75 mètres de large, l’AIBD est conçu pour accommoder le nouvel Airbus A 380 et le Boeing 747. L’aérogare principal est prévu pour compter 6 passerelles télescopiques comprenant deux étages plus mezzanine de 42.000 m2.

avec APS

AIBD. Toujours mi-2015 et une grosse erreur

Rien de nouveau. On annonce encore la mise en service à mi-2015 et moi je soutiens encore que ce ne sera pas le cas.

Cependant, c'est curieux, l'aéroport est soit disant "achevé à 60% en février 2014". Pourtant, en janvier 2013, il y a un an, les travaux étaient finis à 65% (Article en 1er commentaire)

Pa ailleurs, le journal fait une grossière erreur, l'Etat ne casque pas 302 milliards à la charge du contribuable sénégalais, mais c'est bien la taxe AIBD payée sur chaque billet d'avion qui finance cet équipement. On en sait quelquechose.

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CONSTRUCTION DE L'AEROPORT BLAISE DIAGNE
L'Etat casque 302 milliards


C’est enfin, en juin 2015 que l’Aéroport International  Blaise Diagne (Aibd) devra être opérationnel. L’assurance a été donnée par son directeur général, Abdoulaye Mbodji, dans un entretien accordé au quotidien national ‘’Le Soleil’’ en date du 3 février.  
 
Initié et Lancé en décembre 2007 par Abdoulaye Wade, président de la République d’alors, pour un coût global de 229,585 milliards de francs CFA sur une période de 33 mois. L’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) devra coûter aux contribuables sénégalais une bagatelle de 301,740 milliards de francs CFA aux termes des grands travaux prévu en décembre 2014, et les tous premiers vols en 2015, après une certification au bout des 6 mois de teste.

C’est ce qu’a déclaré Abdoulaye Mbodji, directeur général de l’Aibd dans un  entretien paru dans le quotidien national ‘’Le Soleil’’ en date du 3 février.
 
Dans ce document le Dg se veut rassurant: «La construction de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) a atteint un niveau d’exécution de 60%, début février 2014, et les travaux gros œuvre prendront fin en décembre prochain», a-t-il déclaré. Sans oublier de préciser qu’«en février 2013, l’avancement physique des travaux était estimé à 33%, aujourd’hui, nous en sommes à 60% (…). Nous pensons pouvoir finir le gros du travail en décembre 2014».

Toujours, selon lui: «Un contentieux a opposé le constructeur saoudien, qui réclamait le versement d’environ 66 milliards de francs CFA, à la direction de l’aéroport, laquelle à son tour lui infligea des pénalités de retard d’un montant de 15 milliards de FCFA». Cette situation peu orthodoxe a permis, après arbitrage, aux deux parties de suspendre chacune de son côté sa requête. «C’est ainsi, qu’avec le ministre de l’Economie et des Finances de l’époque, Amadou Kane, et le ministre des Transports et des Infrastructures, Thierno Alassane Sall, nous sommes allés rencontrer les bailleurs de fonds pour les convaincre de recommencer les opérations de décaissement afin que nous puissions terminer le chantier», a-t-il poursuivi.
 
Par ailleurs, M. Mbodji a indiqué que: «dans le package de Saudi Binladin Group, il y avait des infrastructures que le Sénégal devait faire, notamment les bâtiments administratifs où toutes les sociétés de la plateforme de l’aéroport de Dakar devront déménager». Pour ce qui engage la partie sénégalaise, il  déclare: «Nous venons de lancer les appels d’offres pour leur construction. Sans oublier le bâtiment de l’exploitant FRAPORT (Frankfurt Airport, une entreprise allemande de gestion d’aéroports) dont la construction lui revient».
 
(Source Aps)

Jean Pierre MALOU | 04/02/2014

CONSTRUCTION DE L'AEROPORT BLAISE STAGNE

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